Se connecter | Réservé aux membres →

Le brillant – juillet 2018

Le brillant – juillet 2018

Le Brillant

Juillet 2018 – vol. 1 no

  .

Véritable centre de commandement de la Corporation des bijoutiers du Québec, la CBQ s’active présentement à assurer non seulement les services aux membres, mais également l’organisation du Salon Expo Prestige 2018. Sous la présidence de M. Habib Malo, et grâce à l’énergie des professionnels en place, l’événement prend forme. Coup d’œil sur la permanence de la CBQ.

Mandats renouvelés à la permanence de la CBQ

M. Normand Déziel, de la
Bijouterie Déziel Joailliers

M. George Cangul, président de
Bijoux INOX Canada Inc.

Lors de la dernière assemblée générale annuelle tenue le 27 juin dernier, les membres du comité exécutif ainsi que les membres de la Corporation des Bijoutiers du Québec présents ont voté à l’unanimité pour le renouvellement du mandat de M. Normand Déziel, de la Bijouterie Déziel Joailliers, à titre de vice-président, pour une période de trois ans. Notez que M. Déziel est également un membre actif des Comités bulletin, infolettre, des médias sociaux et du Concours Bijoux Québécois. M. George Cangul, président de Bijoux INOX Canada Inc., a lui aussi vu son mandat d’administrateur renouvelé pour trois ans. 

Hélène Côté, pilier de la Corporation des bijoutiers du Québec

La Corporation des bijoutiers du Québec a été incorporée en 1952. Hélène Côté, de son vrai nom Hélène Pilon-Côté, a été embauchée par la CBQ en avril 1974. C’est donc dire qu’elle est au service de cette organisation depuis plus de 44 ans. Elle a été le bras droit de Réal Savard, à l’époque où la CBQ publiait un magazine, Bijou, qui ne comptait pas moins de 13 publications par année. Les annonceurs (et M. Savard…) qui confiaient à Hélène du matériel publicitaire de grande valeur n’ont jamais eu à se préoccuper de sa rigueur à travailler rapidement et avec efficacité. D’ailleurs, on comprendra au fil des ans que son bébé (non, on ne parle pas ici de sa fille Jeannette qui a eu l’occasion de lui prêter main-forte à la comptabilité de la CBQ), l’Expo Prestige, n’aurait pas pu exister sans son dévouement constant.

À titre de secrétaire administrative de la CBQ, la polyvalente Hélène est pour la plupart des bijoutiers membres leur interlocutrice à la permanence. Infatigable, elle affiche une assiduité au boulot qui ne l’a jamais empêchée d’être proche de ses petits-enfants et de partager sa vie avec son homme, et ce, tout en consacrant une bonne part de son temps à la CBQ. Bref, Hélène est fidèle en amour et fidèle au travail! La direction, de même que ses membres, continuent de lui en être fort reconnaissants. 

  .

SAVIEZ-VOUS QUE…

Le magazine InColor – l’édition été 2018 mise en ligne

L’édition estivale du magazine InColor, la publication officielle de la International Colored Gemstone Association (ICA), est maintenant disponible en ligne. Fort attendu, ce numéro comprend un dossier tout aussi fascinant qu’étoffé sur les gemmes organiques, des perles aux coraux en passant par l’ambre et l’ivoire.

On y trouve également un article sur le Conflict-Free Gold Standard, créé par le World Gold Council afin de promouvoir une approche commune par laquelle toutes les sociétés aurifères peuvent offrir l’assurance que leur méthode d’extraction de l’or ne soit pas la cause d’un conflit armé illégitime, ou n’est pas menée en soutien ou au bénéfice d’un tel conflit.

À lire en cliquant sur ce lien : https://www.gemstone.org/incolor/38/ 

  .

À L’AGENDA

Formation Optimisez votre expérience client

On dit souvent qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire; serait-il trop tôt pour planifier votre participation à une formation le 4 octobre? Pas du tout! Détail Québec, le Comité sectoriel de main-d’œuvre du commerce de détail, propose une formation sur l’expérience client dont l’objectif principal est le développement des compétences de conseiller-vendeur dans le but d’améliorer l’expérience de magasinage et d’achat en magasin. À une époque où la vente en ligne ne cesse de progresser, il serait sage de donner un coup de jouvence à notre approche de la clientèle en magasin. Notez que certaines formations de Détail Québec permettent de profiter d’un remboursement salarial remis aux participants. Voir le site de Détail Québec pour en savoir davantage : https://detailquebec.com

  .

ÉVÉNEMENTS

Le groupe Les Joailliers-Artisans du Québec débarque au Salon Expo Prestige 2018!

Grande nouveauté cette année : Les Joailliers-Artisans du Québec auront leur kiosque au Salon Expo Prestige 2018. Cette présence au stand 125 signifie que toutes les générations des professionnels de l’industrie de la bijouterie seront représentées lors de cette grand-messe de la joaillerie. De plus, la CBQ profitera de l’occasion pour souligner le centième anniversaire de l’Association canadienne des bijoutiersMC (CJA), un signe de confiance depuis 1918. 

LA CBQ présentera le 26 août en grande pompe les lauréats d’une autre grande première : l’événement Lauréats – Concours Bijoux Québécois. En effet, c’est lors du Salon Expo Prestige 2018 que seront révélés les noms des lauréats gagnants d’un trophée dans les catégories Designer, Bijoutier-artisan et Étudiant(e) en métiers d’art ou bijouterie, de même que le gagnant d’un chèque-cadeau de 1 000 $ tiré au sort parmi les participants au vote dans la catégorie Lauréat – Choix du public. Notez que les lauréats ont été déterminés à l’occasion de l’assemblée générale annuelle. 

Mme Jessica Garcia, présidente de l’Association canadienne des représentants en bijouterie (ACRB), pige le bulletin de vote du gagnant du chèque-cadeau de 1 000 $ échangeable chez un bijoutier membre de la CBQ.

De gauche à droite : Benoit Houle, Marc Tremblay et Normand Déziel, les trois membres du jury du Concours Bijoux Québécois (CBQ) 2018, travaillent avec professionnalisme, rigueur et bonne humeur!

  .

EN LIGNE

La mode, moteur de la vente en ligne

Les bijoutiers doivent retenir que la catégorie la plus populaire des achats faits en ligne est celle des articles de mode. En effet, selon le rapport NETendance (2017) du CEFRIO dont les résultats ont été publiés en avril,   54 p. 100 des Québécois ayant fait des achats en ligne l’ont fait pour des vêtements, des chaussures et, bien sûr, des accessoires de mode et des bijoux. Les billets pour des spectacles (46 p. 100) et les produits électroniques (42 p. 100) sont les catégories suivantes. Pour un bijoutier au Québec, les achats en ligne sont des opérations commerciales ne pouvant être négligées.

Afin de conserver une part de ce marché, les détaillants du milieu de la mode doivent aujourd’hui se familiariser avec des néologismes comme le     « webrooming » ou le « showrooming ». Cependant, cela ne signifie pas que l’on doive freiner nos efforts consacrés à la vente en magasin. Selon Charles de Brabant, coresponsable de la nouvelle École Bensadoun de gestion du commerce de détail de l’Université McGill, le commerce de détail se porte bien et est en croissance. Plus encore, les Amazon de ce monde n’ont pas gagné la guerre. Ainsi, tel que souligné dans son rapport sur l’état du commerce de détail en 2018 (Retail Insider), les ventes seraient en hausse à un rythme annuel de 6 p. 100 au cours des cinq dernières années. Au Canada, cette hausse serait d’environ 4,2 p. 100 en 2017 en excluant l’automobile.

On note que les deux pôles de cette croissance sont la commodité et l’efficacité des vendeurs et l’expérience vécue lors de l’achat. La proximité joue aussi un rôle, car elle réunit commodité et expérience à l’achat. Les bijoutiers sont donc bien positionnés pour répondre à ces attentes au Québec, à la fois en magasin et en ligne.

Les sens au service de la vente…

Une entreprise américaine a misé sur une innovation qui apporte l’expérience en boutique… à la maison. En effet, les clients commandent une boîte contenant un ou deux bijoux qu’ils auront le loisir d’examiner et de toucher pendant une semaine, après quoi ils pourront les retourner ou les acquérir. Cette expérience est en quelque sorte sensorielle, car elle repose sur le plaisir que les clients auront à voir, toucher et porter les bijoux en question. Évidemment, ils doivent fournir les données de leur carte de crédit à l’avance… 

  .

ASTUCE

Votre présence sur les réseaux sociaux – une stratégie s’impose

Votre bijouterie possède-t-elle sa page Facebook? Votre fiche dans les Pages Jaunes (pj.ca) est-elle à jour? Vos compétences sont-elles mises en valeur sur Linkedin? yelp.ca fait-il état des recommandations de votre clientèle? Vous détenez un compte Twitter, YouTube, Instagram ou Flickr et vous postez des publications ou des documents vidéo sur vos produits et services de temps à autre?

La présence sur les réseaux sociaux des détaillants est devenue une nécessité, surtout dans le cas des détaillants dont une part considérable de la clientèle cible se trouve dans la tranche d’âge des Québécois de 25 à 34 ans, ces derniers utilisant, selon la firme Vertisoft, les médias sociaux au moins une fois par mois dans une proportion de 86 %. Il y va de la notoriété de votre commerce et de la fidélisation de cette portion de votre clientèle que l’on dit « branchée ».

De plus, la possibilité de faire des campagnes de marketing géolocalisées est fort tentante pour les bijoutiers détaillants de quartier. Il faut toutefois établir ses objectifs, identifier quels sont les médias sociaux les plus utiles et faire en sorte, une fois lancé dans cette avenue, que l’on possède les ressources nécessaires pour s’assurer d’une présence sur ces médias qui vienne servir son entreprise – et non pas lui nuire. À quoi sert de monter une liste d’adresses de courriel sur ses clients pour ensuite leur faire parvenir des communications sans aucune utilité pour eux? C’est pourtant fréquent. Tout comme pour un site Web traditionnel, votre présence sur les médias sociaux doit se distinguer par la rigueur des informations que vous communiquez et un contenu qui fait œuvre utile auprès de votre clientèle. Cela peut se révéler plus difficile que l’on pourrait croire. C’est donc pourquoi le premier pas à faire sera de bâtir une stratégie de communication adaptée à ces plateformes. 

  .

NOUVELLES DE L’INDUSTRIE

Fiscalité et achats en ligne – un enjeu constant pour les bijoutiers détaillants (partie 1 de 3)

Voici le premier volet d’un dossier en comportant trois sur l’enjeu que représentent la perception des taxes et droits et le contrôle des achats fait sur Internet par les consommateurs canadiens. Il s’agit de problèmes toujours récurrents au pays. Lorsque des entrepreneurs de la trempe de Peter Simons montent aux barricades pour défendre la position des détaillants canadiens sur la perception des taxes de vente ou d’accise et des droits de douane sur des envois provenant de l’étranger, il y a de quoi s’alarmer. Il y a pour les bijoutiers ayant un établissement au Canada des obligations auxquelles de grandes sociétés transnationales n’ont pas à se plier. Parce qu’il s’agit d’un enjeu dont les ramifications s’étendent à l’échelle internationale, la question ne sera pas réglée de sitôt.

Cependant, qu’en est-il des obligations des bijoutiers par rapport à la Loi sur le recyclage des produits de la criminalité et le financement des activités terroristes administrée par le Centre d’analyse des opérations et déclarations financières du Canada (CANAFE)? Au Québec, on le sait, les grossistes et détaillants qui sont des négociants en métaux précieux et pierres précieuses ont des obligations juridiques en vertu de cette loi. Le 21 mars dernier, les représentants de la Canadian Jewellers Association (CJA) ont rappelé aux membres du Comité permanent des finances de la Chambre des Communes à Ottawa la façon dont cette réglementation touchait notre industrie dans son entier. La conformité à cette loi est un défi que doivent relever au quotidien les bijoutiers.

En effet, ses implications sont difficiles à saisir et s’y conformer est une tâche onéreuse pour plusieurs. On doit d’abord se

doter d’un programme de conformité et nommer ensuite un agent de conformité qui, lui, élaborera et appliquera les politiques et procédures servant à remplir les exigences de la loi. Évidemment, le tout doit être consigné par écrit et des déclarations doivent être produites pour le CANAFE. Beaucoup croient que ces obligations ne sont seulement pertinentes que pour des achats de 10 000 $ ou plus dont le paiement est fait en espèces – ou de montants qui sont dépensés sur une période de 24 heures totalisant 10 000 $ ou plus. Mais ce n’est pas tout. Vous devez prendre des mesures précises afin de vérifier l’identité des clients qui vous donneraient des « motifs raisonnables » de présenter une déclaration d’opérations douteuses. Un client qui achète des biens qui, compte tenu de sa profession ou de son revenu, ne seraient pas dans ses moyens pourrait effectuer une opération douteuse.

Selon le Centre, d’autres types de comportements pourraient sembler douteux et on s’attend à ce que les détaillants négociant des métaux ou des pierres de valeur soient aux aguets. Mais comment faire avec le commerce en ligne pour se plier à ces exigences? Sur le Net, des transactions anonymes ou des identités usurpées sont possibles; faire des vérifications relève difficilement du vendeur si des intermédiaires ont aussi un rôle à jouer pour effectuer des opérations commerciales. On peine actuellement au Canada à prélever les droits de douane et les taxes comme la TVQ ou la TPS. On voit donc que ces exigences se rajoutent au fardeau d’une fiscalité qui n’est plus équitable pour les détaillants canadiens face à la concurrence étrangère. 

10300, ch. de la Côte-de-Liesse, bur. 230, Lachine (Québec) H8T 1A3

514-485-3333 – info@cbq.qc.cawww.cbq.qc.ca